Alors que la Semaine nationale de l’action bénévole tire à sa fin, nous prenons un moment pour réfléchir à l’impact des accompagnateurs bénévoles en gestion de carrière partout en Ontario.
Au-delà du temps qu’ils offrent généreusement, il importe aussi reconnaître tout ce que ce temps rend possible pour les élèves.
Car pour bien des jeunes, penser à l’avenir peut être intimidant, voire accablant.
On leur demande souvent de réfléchir à ce qu’ils veulent faire plus tard, sans toujours leur offrir le contexte, l’exposition ou les perspectives concrètes qui permettraient à ces choix de sembler réels, accessibles et possibles.
Dans notre travail auprès des élèves à travers l’Ontario, nous entendons sans cesse les mêmes préoccupations :
Ce ne sont pas des questions anodines. Pour les élèves de 9e et 10e année, elles s’accompagnent souvent d’une pression subtile, mais bien réelle : celle de devoir prendre des décisions avant même de se sentir prêts.
C’est précisément là que les conversations sur les carrières prennent tout leur sens.
Au fond, le Labo de carrières de l’Ontario repose sur une idée simple : et si l’exploration de carrière commençait par une simple conversation?
Cette semaine, nous avons constaté à quel point cette idée toute simple peut avoir des effets profonds.
Lorsque les élèves ont l’occasion d’échanger avec des personnes aux parcours professionnels variés, leur vision du monde s’élargit. Ils posent des questions plus approfondies, entendent des réponses honnêtes et commencent à relier ce qu’ils vivent à l’école aux possibilités qui les attendent.
Et surtout, ils découvrent qu’il n’existe pas un seul parcours, mais une multitude de possibilités.
L’impact de ces conversations se reflète manifestement dans les commentaires des élèves.
Mais au-delà des chiffres, ce sont les mots des élèves qui en disent le plus long :
« Je ne réalisais pas à quel point j’avais autant d’options. »
« Cela m’a rendue moins stressée à l’idée de choisir une carrière. »
« Je me sens maintenant plus confiant lorsque je pense à mon avenir. »
« Cela m’a aidé à comprendre qu’il existe une multitude de possibilités. »
Les enseignants voient ce changement se produire en temps réel.
Ils remarquent que les élèves posent davantage de questions, s’engagent plus activement et poursuivent souvent leur réflexion bien après la fin de la séance.
« J’ai vu des élèves qui participent habituellement très peu, ou pas du tout, en classe, poser des questions et faire avancer la conversation. Pour ces élèves en particulier, c’est un bond énorme. »
« Les élèves ont participé activement pendant toute la séance, en posant des questions, en riant et en échangeant de façon réfléchie avec les accompagnateurs en gestion de carrière. C’était merveilleux de voir un tel niveau d’intérêt et d’enthousiasme. »
« Nous avons reçu plusieurs courriels de parents soulignant à quel point la séance avait été intéressante et comment elle leur avait permis de découvrir de nouvelles possibilités de carrière. »
« J’ai vu de nombreux élèves qui participent rarement en classe poser une multitude de questions aux accompagnateurs en gestion de carrière. »
L’efficacité des conversations sur les carrières est appuyée par la recherche. L’OCDE, entre autres, montre de façon constante qu’une exposition précoce et significative au monde du travail — notamment par des échanges directs avec des employeurs et des professionnels — peut avoir un impact mesurable sur le parcours des élèves.
Les élèves qui participent à des conversations sur les carrières et à des expériences d’apprentissage en milieu de travail sont plus susceptibles :
Mais ce qui fait toute la différence, ce n’est pas seulement l’exposition : c’est l’interaction.
Entendre parler de différentes carrières est utile. Pouvoir échanger directement avec quelqu’un au sujet de son parcours, c’est ce qui rend l’apprentissage marquant.
Tout au long de cette semaine, nous avons voulu mettre en lumière les personnes qui rendent ces conversations possibles.
Partout en Ontario, plus de 3 000 accompagnateurs bénévoles en gestion de carrière, issus d’une grande diversité de secteurs, de professions et de parcours, choisissent de donner de leur temps pour aider les élèves à réfléchir à leur avenir.
Ils répondent à des questions que les élèves n’ont pas toujours l’occasion de poser. Ils décrivent ce à quoi ressemble vraiment leur travail au quotidien. Et surtout, ils parlent avec franchise des choix, des détours, des transitions et des incertitudes qui jalonnent souvent un parcours.
Grâce à ces échanges, les élèves entendent des messages essentiels, mais trop rarement exprimés :
Une seule conversation ne détermine peut-être pas l’avenir d’un élève, mais elle peut transformer sa façon de voir les choses.
Elle peut :
Et lorsque ces effets se répètent dans les salles de classe, dans les communautés et partout à travers la province, ils prennent une portée collective.
Alors que la Semaine nationale de l’action bénévole touche à sa fin, c’est précisément cette portée que nous souhaitons reconnaître.
Parce qu’il arrive parfois qu’une seule conversation suffise à transformer ce qu’un élève croit possible.